L’étude commandée par les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique – et pilotée par l’Office français de la biodiversité (OFB) – pour rénover la Haute valeur environnementale (HVE) identifie un problème potentiel de «cohérence» entre la dénomination et l'ambition de l'appellation, apprend Agra Presse auprès de sources présentes à une réunion de la CNCE du 5 juillet. Les cabinets d’étude Epices et Asca, missionnés par les ministères y auraient présenté deux scénarios de réforme, alors même la CNCE s'est déjà prononcée le 30 juin. Le premier, le moins ambitieux, viserait 35% des exploitations françaises certifiées d’ici cinq ans, en retravaillant sur l’équilibre des points entre indicateurs. Le second, proche du cahier des charges bio, viserait seulement 15% d’exploitations certifiées, avec des critères supplémentaires sur la gestion des infrastructures linéaires ou la surface de légumineuses. Dans le premier scénario, le moins exigeant, les cabinets estiment que l’appellation de Haute valeur environnementale poserait un problème de «cohérence», qui supposerait d’en changer le nom. Principal argument: les pratiques y seraient seulement légèrement supérieures par rapport à la moyenne, mais loin de l’ambition du terme «haute valeur». Or, ce scénario serait le plus proche du référentiel adopté en CNCE le 30 juin, bien que le travail précis de comparaison n’ait pas encore été réalisé.
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