Dans une lettre ouverte le 5 février, l’association des producteurs d’endives français (Apef) attire l’attention du Premier ministre sur les conséquences que pourraient avoir plusieurs retraits de pesticides sur la filière. « A date, elle n’a aucune visibilité sur sa capacité à produire après 2024, à la suite du retrait annoncé de plusieurs substances actives clés permettant de garantir la pérennité technique et économique de cette culture », développent les producteurs. Il s’agit de trois produits – le Benfluraline, le Triflusulfuron-méthyle, et le Spirotétramate – pour lesquels la filière est dans une impasse technique. « Notre station d’expérimentation dédiée à l’endive travaille sur des alternatives mais aucune n’a – à ce jour – permis de rassurer les endiviers et leurs conseillers techniques. Les cycles de la nature et la complexité du métier d’endivier ne permettent pas de trouver des réponses dans les laps de temps aussi courts que le prévoit la réglementation », est-il expliqué. L’Apef a également déposé un dossier au Parsada pour financer davantage de travaux d’expérimentation et trouver des solutions «encore plus vertueuses». Pour l’association, la situation entrave les projets d’investissements ou d’installation de jeunes endiviers, «freinant d’autant l’évolution vers des pratiques agroécologiques». La France est le premier pays producteur mondial d’endives avec 130 000 tonnes (90% issus des Hauts de France).
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