À moins d’une semaine du scrutin européen qui doit se dérouler entre le 6 et 9 juin, les agriculteurs espagnols et français ont bloqué, le 3 juin, les points de passage transfrontaliers le long des Pyrénées, entre le Pays basque et la Catalogne (notamment l'A9 Montpellier-Barcelone et l’A63 Bordeaux-Bilbao). Au cœur de leurs revendications: la mise en place effective des clauses miroir sur les produits importés de pays tiers et l’accès à une énergie moins chère. «Aujourd'hui, c'est un blocage historique qui ne s'est jamais fait en Europe», a indiqué à l’AFP Sébastien Barboteu, porte-parole des agriculteurs français mobilisés. Et d’ajouter: «Avant, on s'affrontait, maintenant on s'allie, on a les mêmes problématiques.» Ce mouvement, qui pourrait durer plus longtemps que les 24 heures initialement prévues, a la particularité de n’avoir été organisé par aucun des syndicats agricoles traditionnels. «On demande pas le bout du monde, juste que l'Europe soit uniformisée dans la réglementation et les taxes», résume finalement Jérôme Bayle, un des principaux instigateurs des protestations du début d’année 2024.
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