Les négociations à la conférence ministérielle de l'OMC à Abou Dhabi sur la pêche et l'agriculture entrent dans le vif du sujet le 26 février, mais elles s'annoncent difficiles, avec en ligne de mire l'Inde, dont l'arrivée du ministre se fait attendre. Le dossier agricole, hautement sensible comme l'ont montré les récentes manifestations d'agriculteurs en Europe et en Inde, sera également âprement négocié, mais les attentes sont très faibles. Pour l'instant, «nous ne sommes pas parvenus à une convergence sur le texte», a indiqué aux journalistes le directeur de la division agriculture à l'OMC, Edwini Kessie. Les ministres ne devraient même pas se mettre d'accord sur un programme de travail. La directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, les a pourtant presque suppliés de le faire. «Étant donné le caractère central de la question cette semaine, je vous implore de parvenir à un résultat en matière d'agriculture même s'il s'agit d'établir une plateforme» en vue de discussions ultérieures, a-t-elle dit. «La question la plus difficile est celle des stocks publics de denrées alimentaires» pour assurer la sécurité alimentaire des populations, a indiqué M. Kessie. Plusieurs pays, l'Inde en tête, demandent qu'un accord temporaire à ce sujet trouvé en 2013 devienne permanent.
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