Suivant l’avis de sa rapporteure publique, le Conseil d’État a annulé, dans une décision du 15 mars, un arrêt de la cour administrative d’appel de Marseille qui confirmait l’annulation des autorisations de mise sur le marché accordées à deux insecticides de Corteva, le Closer et le Transform. Les juges marseillais ont «commis une erreur de droit» en considérant que les conditions d’emploi inscrites sur les produits étaient «insuffisamment précises et contraignantes», constituant ainsi un risque pour les insectes pollinisateurs. Comme sa rapporteure publique lors de la séance du 6 mars, le Conseil d’État estime au contraire que les conditions d’usage sont «suffisamment précises pour en assurer l’application effective par les professionnels avertis». Toutefois, la plus haute juridiction administrative a rejeté la demande de Corteva qui réclamait 5000 euros à chaque association à l’origine de la procédure contre ses produits (Générations futures, Unaf, Agir pour l’environnement). «L’enjeu du litige est rétrospectif», avait déclaré la rapporteure du Conseil d’État le 6 mars: depuis le pourvoi formé par Corteva, la France a interdit ces deux produits à base de sulfoxaflor, une molécule qui présente un mode d’action identique aux néonicotinoïdes.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Vin : la filière s’accorde pour inclure l’œnotourisme dans le PSN
Ouvrir une ligne œnotourisme dans le Plan stratégique national (PSN) : la filière s’est accordée le 8 avril pour…
Pesticides : prison ferme pour trafic contre un fournisseur et un maraîcher
Le 7 avril, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné l’apporteur d’affaires Alain Hebrard et le maraîcher…
Pesticides interdits : des exploitations agricoles perquisitionnées en Charente-Maritime
Une dizaine d’exploitations agricoles de Charente-Maritime ont été perquisitionnées dans le cadre d’une enquête sur la…