Dans un courrier destiné au ministre de l’Agriculture Marc Fesneau et transmis à Agra presse le 17 avril, l’UNPT (producteurs de pommes de terre, FNSEA) évoque les «potentielles impasses économiques» qu’il existerait en matière de désherbage chimique pour les pommes de terre en cas de retrait, au niveau national et européen, de deux substances: la métribuzine – en phase de réévaluation à l’échelle européenne en 2023 –, et le prosulfocarbe qui fait l’objet de deux actions, européenne et française. Toutes deux posent question concernant leurs possibles effets notamment sur l’environnement. Aujourd’hui, près de 75% des surfaces de pommes de terre françaises sont concernées par l’utilisation de ces deux principales molécules de désherbage, rapporte le courrier de l’UNPT. Selon Guillaume Lidon, directeur de l’UNPT, «la menace réelle» de leur retrait «fait peser de grosses inquiétudes sur la capacité à garder en France une production compétitive». Aussi, l’UNPT demande que le gouvernement «prenne rapidement position (…) contre le retrait de la métribuzine et du prosulfocarbe, dans l’attente de solutions alternatives, agronomiquement et économiquement viables». Et d’ajouter qu’il «convient de ne pas sacrifier des filières agricoles par le retrait systématique d’outils de production, sans alternatives agronomiques et économiques au moins équivalentes».
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