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Prêts garantis par l'État: conventions signées, mais besoin d'un budget pour 2025

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À l'occasion d'une conférence de presse le 4 décembre, les betteraviers de la CGB se sont inquiétés des effets d'une censure du gouvernement sur de nombreux dossiers en cours (fiscalité, retraites, pesticides...), y compris les prêts garantis par l'État, dont les modalités ont été précisées par le ministère de l'Agriculture le 15 novembre. En retard sur les semis et achats d'intrants, et a priori rapetissé financièrement, le dossier semblait ficelé administrativement et décorrélé des débats budgétaires au Parlement, n'ayant pas été évoqué lors de présentation du projet de loi de finances (PLF) pour 2025. Mais l'inquiétude des professionnels est en partie confirmée par la ministre de l'Agriculture, auprès d'Agra Presse: «Les conventions sont signées entre le ministère et les banques, donc c'est possible», indique Annie Genevard. Mais une partie du financement des mesures est comptabilisée sur le budget 2025, «par report de crédits 2024». Le financement est donc opérationnel pour 2024, mais pourrait se compliquer l'an prochain. Pour rappel, les céréaliers de l'AGPB pressent le gouvernement depuis l'été pour une mise en place rapide des prêts garantis par l'État (PGE). Ils ont été présentés à l'automne sous la forme de deux dispositifs: prêts bonifiés à moyen terme et prêts de consolidation à long terme». Compte tenu du retard du dispositif, ils pourraient ne pas concerner beaucoup d'agriculteurs.