«Nous avons décidé de maintenir les autorisations de mise en marché [pour le prosulfocarbe] sous réserve d’utilisation d’instruments de précision (buse anti-dérive…)», a annoncé le directeur général de l’Anses Benoît Vallet le 24 février au Salon de l’agriculture. L’agence sanitaire a indiqué avoir obtenu les données d’exposition manquantes qui ont permis de confirmer que «la limite d’exposition ne serait pas dépassée» grâce à ces équipements, en ce qui concerne les riverains et notamment les enfants. Les firmes Syngenta et Globachem, ainsi que les fabricants de génériques, seront notifiées «assez rapidement, après le Salon» de l’agriculture, a ajouté Charlotte Grastilleur, directrice générale déléguée du pôle Produits réglementés. Pour Benoît Vallet, cette décision montre deux choses: «La première, c’est que notre obsession est la sécurité sanitaire. La deuxième, c’est que nous écoutons les filières et les acteurs du domaine. Je le redis ici: en Belgique, [l'herbicide prosulfocarbe] a été interdit. C’est un mauvais procès fait à l’Anses de penser que nous interdirions sans réfléchir et que nous ne prenons pas en compte les problématiques des filières.»
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