Dans un rapport paru le 4 septembre, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) tire la sonnette d’alarme sur les résistances aux traitements antiparasitaires en élevage, « en plein développement dans certaines espèces (…) dans une relative indifférence en France ». En particulier, les filières ovins lait, caprins lait et équines sont « déjà dans une impasse » face aux parasites gastro-intestinaux (strongles, douves, etc.), car elles « disposent d’un nombre limité de molécules antiparasitaires mobilisables » et « nécessitent des traitements fréquents ». Notamment en cause : une « modalité de lutte quasi exclusivement chimique » depuis l’émergence des antiparasitaires de synthèse dans les années 50. Autre explication : un accès « facilité » à ces médicaments peu onéreux, « ce qui n’est pas de nature à encourager une utilisation particulièrement raisonnée ». La mission propose de « renforcer les contrôles en matière de délivrance », alors qu’un décret est attendu sur l’achat de médicaments vétérinaires sur internet, qui « contribuera assurément aussi à [les] rendre encore plus accessibles ». Le rapport propose aussi de créer un observatoire sur ce phénomène méconnu, de former les éleveurs les plus exposés et de sensibiliser tous les autres.
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