Dans son verdict rendu le 1er avril, le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné la société de travail temporaire espagnole Terra Fecundis à 375 000 € d’amende, rapporte l’AFP le 4 avril. L’entreprise ibérique, leader du travail détaché agricole en France, a «en outre été interdite définitivement d'exercer toute activité liée au travail temporaire en France». De leur côté, les sept exploitants agricoles français mis en cause ont été condamnés à des amendes «allant de 10 000 à 15 000 €, dont une partie variable avec sursis» pour les motifs de «travail dissimulé» et d'«emploi illégal de travailleurs étrangers». L’exploitant agricole accusé, de surcroît, d’avoir hébergé les travailleurs détachés dans des conditions indignes, a écopé de six mois de prison avec sursis. Pour Me Vincent Schneegans, avocat de la CFDT Agri-Agro (qui s’était portée partie civile), la décision du tribunal est «très satisfaisante», car «elle enfonce le clou du jugement de Marseille et condamne des exploitants agricoles» qui doivent y voir un «signal d’alerte», indique l'AFP. C’est la deuxième fois que Terra Fecundis est condamnée en France pour ses activités, après une première condamnation par le tribunal correctionnel de Marseille le 8 juillet.
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