Le chiffre d’affaires de Solarenn, n°5 français de la tomate, a progressé de 3 % en 2022, à 54,5 M€, a indiqué son président Christophe Rousse jeudi 19 avril, lors d’une conférence de presse au siège de la coopérative à Saint-Armel (Ille-et-Vilaine). L’opérateur breton a commercialisé 25 000 t de tomates, issues de 24 exploitations (30 producteurs). Le marché a été bien orienté pour l’ensemble de sa gamme, à l’exception des petits fruits concurrencés par les tomates cerises marocaines. Toutefois, Solarenn n’a pas pu répercuter vers ses clients la hausse des charges de ses producteurs, estimée «entre 5 et 15% selon les situations». Face au renchérissement du prix de l’énergie, ses adhérents ont su s’adapter, notamment en diversifiant leurs productions (fraises, melons «petits gris de Rennes» et mini-pastèques). Les 20% de serristes qui ont conservé leur chaudière gaz classique ont été les plus touchés. Ces producteurs-là «ont implanté leurs cultures de tomates en mars plutôt qu’en décembre-janvier. Leur production et leur chiffre d’affaires ont été moindres, parce qu’ils ont mis leur production sur le marché au moment où les prix s’ajustaient à la baisse», selon M. Rousse. Au contraire, les producteurs chauffant leurs serres en cogénération (les 2/3 des structures) ou grâce à l’énergie fatale (15%) ont connu moins de difficultés. (Franck Jourdain)
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