Tensions sur l’approvisionnement, problèmes sanitaires, ventes en recul: «On sent que l’année 2025 va être compliquée» pour les viandes Limousines Label rouge, a indiqué Jean-Marc Escure, directeur de Limousin promotion (ODG) en conférence de presse le 20 janvier. «Il commence à y avoir des problèmes d’approvisionnement, de manque de production dans les élevages», précise son président Jean-Pierre Bonnet, rappelant que «cela fait des années qu’on met l’accent là-dessus». Deux phénomènes ont fait basculer une situation déjà fragile: le prix élevé des broutards, qui n’incite pas les éleveurs à produire des veaux sous la mère, et les maladies vectorielles (FCO, MHE), lourdes de conséquences pour la fertilité des ovins et des bovins. «Il manque entre 10 et 30% de vaches prêtes à vêler» par rapport à la normale, relève Jean-Marc Escure. Après des ventes en fort recul en 2023 pour cause d’inflation, la baisse a ralenti en 2024: -5% pour le bœuf, -10% pour le veau et l’agneau, +15% pour le porc (grâce à un nouvel opérateur), selon des chiffres provisoires. Des tendances qui se poursuivent début 2025. Quant au nombre de points de vente, il recule de 10% en 2024. Une chute «essentiellement liée au désengagement de certains distributeurs» et à des cessations d’activité de boucheries, selon M. Escure.
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