Vendre moins cher sera la «priorité de cette année» pour le volailler LDC qui a écoulé moins de volumes en 2022 sous l'effet de l'influenza aviaire, mais amélioré son chiffre d'affaires grâce à une forte inflation, et in fine sa rentabilité. En deux ans, les prix des produits à base de volaille du leader français (Loué, Le Gaulois, Maître Coq) ont augmenté de 40%, au motif qu'il fallait répercuter la flambée des coûts de production (dont les céréales consommées par les poulets et l'énergie). «On constate une détente sur les matières premières» agricoles «qui va permettre de réviser à la baisse un certain nombre de prix», a déclaré le 24 mai, le nouveau directeur général du groupe, Philippe Gélin, lors d'une présentation des résultats annuels 2022-23. «On est déjà en train de renégocier avec nos clients», a-t-il ajouté, sans donner d'estimation de baisse. «Pour nous, il est souhaitable de baisser les prix, c'est la priorité de cette année», a déclaré le patron du pôle Volaille du groupe (plus de 70% du chiffre d'affaires), Stéphane Sallé. «On a besoin d'une consommation qui redémarre», a-t-il poursuivi, rappelant que la rentabilité du groupe reposait sur sa capacité à écouler de grands volumes. En volaille, les volumes de ventes ont baissé de plus de 8% sur un an, principalement en raison d'une réduction de l'offre disponible avec l'influenza aviaire.
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