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Après plus de 20 ans de conflit commercial, l’UE et les États-Unis ont trouvé un pré-accord le 7 mai 2009 sur le différend sur le bœuf aux hormones américain. Celui-ci restera interdit en Europe, mais Washington obtient d’importants quotas supplémentaires pour exporter vers l’Europe sa viande de bœuf de haute qualité, produite à partir d’animaux non traités avec des hormones de croissance.
Une quantité de 20.000 tonnes supplémentaires de bœuf non traité aux hormones leur a été accordée lors des trois premières années, puis de 45.000 tonnes à partir de la quatrième année. Cela reviendra, au final, à presque quadrupler le seuil annuel actuel de 11.500 tonnes. Aujourd’hui, l’UE importe quelque 6.500 tonnes de bœuf américain non traité aux hormones par an. L’accord prévoit ensuite qu’avant la fin de quatrième année, l’UE et les États-Unis se mettent d’accord sur les conditions appliquées au-delà de cette période.
En échange, les États-Unis renoncent à des mesures de représailles douanières. La plus emblématique d’entre elles était le triplement des taxes douanières contre le roquefort français, déjà visé depuis 1999 par des droits de douane élevés, de 100 %. Les États-Unis prévoyaient donc de faire passer cette taxe à 300 %, ce qui a déclenché une vague de protestations en France, en Europe et même aux Etats-Unis, car cela aurait entraîné des prix faramineux dans l’assiette du consommateur américain. D’autres produits agroalimentaires étaient également visés, notamment des eaux minérales italiennes, des viandes, des fruits et légumes, des champignons, des céréales, du chocolat ainsi que des jus de fruits.