Le tribunal administratif de Grenoble a refusé, le 19 octobre, de suspendre l’arrêté préfectoral du 16 septembre autorisant l’abattage de 300 bouquetins dans le massif du Bargy. 40 % d’entre eux sont atteints de brucellose, les plans de la préfecture prévoient d’épargner 75 animaux sains. Suite aux recours des associations, le monde agricole était inquiet car la brucellose est transmissible aux bovins. En 2012, plusieurs élevages avaient été touchés par la maladie. « Certaines exploitations avaient perdu 70 000 euros », se rappelle Bernard Mogenet, président de la FDSEA de Savoie. De fait, lorsque le troupeau est infecté, l’éleveur est dans l’obligation d’arrêter la production de lait cru et de détruire ses fromages. Le massif du Bargy, connu pour sa production de reblochon, ne compte pas moins de 62 élevages. « On fait courir un risque à toute l’agriculture de montagne », expliquait Bernard Mogenet avant la décision de tribunal. Côté association, la Fondation Nicolas Hulot demande que les alternatives à l’abattage soient davantage étudiées.
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