Présentées au salon Medfel à Perpignan (28-29 avril), les prévisions du ministère de l'Agriculture pour la récolte française d’abricots 2026 tablent sur une production à 106 520 tonnes (+ 8 % par rapport à 2025, année de rebond de la production) dans les trois bassins étudiés (Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, PACA). Une estimation contestée par l’AOP Pêches et Abricots de France, qui anticipe une récolte inférieure de 10 à 20 % par rapport à 2025, soit « aux alentours de 90 000 tonnes », précise Raphaël Martinez, son directeur, à Agra Presse le 30 avril. Autrement dit, la production devrait rester à « un niveau correct, même s’il sera probablement en deçà de celui de l’an dernier ».
En cause, une succession d’évènements climatiques qui ont pesé sur le potentiel de récolte dans les régions méridionales. Si les températures basses de novembre et décembre avaient laissé présager un repos végétatif complet, la douceur des mois de janvier et février a perturbé le développement des vergers. En outre, les pluies abondantes survenues au moment de la floraison ont provoqué des chutes physiologiques, limitant encore le potentiel dans ces zones. À l’inverse, dans les régions plus septentrionales, les heures de froid ont été plus satisfaisantes, et la floraison a moins souffert de la période humide. « On trouve en Rhône-Alpes un potentiel qui s’exprime plus largement, à l’exception de la variété Bergeron et de ses descendants qui montre à nouveau un fort recul », précise Alexi Bois, président de l’AOP Pêches et Abricots de France. La précocité est proche de celle de 2025, avec les premières cueillettes attendues autour du 15 mai, pour une production dans toutes les régions début juin. Le pic sera à nouveau atteint entre le 20 juin et le 10 juillet.
JJ