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Agriconomie veut croître grâce à l'alimentation animale

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Agriconomie se lance dans l’alimentation animale, l'un des principaux marchés d'approvisionnement des exploitations agricoles. «C’est un relais de croissance», explique Clément Le Fournis, l’un des associés fondateurs d’Agriconomie, interrogé par Agra'Up.

L’objectif de cette start-up, spécialiste de l’approvisionnement des exploitations agricoles (phytos, engrais, pièces détachées…), est d’atteindre 4 millions d’euros de chiffre d’affaires en nutrition animale en 2017, et 60 millions d’euros d’ici 2020. «C’est ce qu’il faut, estime Clément Le Fournis, pour qu’Agriconomie devienne un acteur qui compte» sur ce marché.

Pour ce faire, Agriconomie lance d'abord une gamme de commodities (tourteaux, correcteurs azotés…) «qui sont des produits d'appel», détaille Clément Le Fournis, et proposera bientôt des minéraux, des bolus et des mash fibreux, un marché en forte croissance depuis la crise de la vache folle.

Agriconomie gère les livraisons avec des entreprises de logistique. Pour le sourcing, elle travaille avec une vingtaine de partenaires, importateurs internationaux. «On ne met pas nos fournisseurs en concurrence en permanence, nous avons des accords avec certaines entreprises qui favorisent les échanges d’informations avec nos propres systèmes d’information». 

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Les prochaines évolutions de l’entreprise concerneront l’amélioration des services d’approvisionnement, explique Clément Le Fournis, à l’instar de l’offre de «camion panaché» qu'Agriconomie vient de lancer, qui permet de se faire livrer plusieurs engrais dans un même camion. «Les agriculteurs font des économies, nos partenaires et nous aussi».

Agriconomie ne s’est pas encore lancé dans le marché de la commercialisation des grains, sur lequel son compère français Comparateur agricole s’est lancé. Mais cela pourrait arriver. «On commence à réfléchir sur comment mieux vendre», explique Clément le Fournis.

Lorsqu’on l’interroge sur la possibilité de rachats de start-up dans le secteur de l'approvisionnement agricole, Clément Le Fournis répond qu’Agriconomie reste ouverte à des opérations de croissance externe, comme elle l’avait fait l’année dernière en rachetant le média Revenu agricole.