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Agrivoltaïsme : pas de traitement préférentiel

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Le premier appel d’offres pour le photovoltaïque au sol de la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie n’aménage pas de régime préférentiel pour les projets agrivoltaïques. La profession craint que les porteurs de projet jettent l’éponge.

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a fait paraître, début juillet, son premier appel d’offres pour le photovoltaïque au sol depuis que la nouvelle édition de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) a été adoptée en février. Et cet appel d’offres ne contient pas, au grand dam de la FNSEA, de la Coopération agricole, et des chambres d’agriculture, de régime préférentiel pour l’agrivoltaïsme, tel qu’il a été défini dans la loi Aper en 2023.

La profession craint que seuls des projets de photovoltaïque au sol lancés avant la loi Aper soient éligibles, alors que des projets lancés après la loi Aper sont déjà candidats à l’appel d’offres. « Il y a deux ans de stocks de projets d’avant la loi Aper, décrypte Olivier Dauger, en charge des dossiers énergie à la FNSEA. Les projets d’après la loi Aper n’ont pas les moyens d’attendre, ils ont souvent engagé des dépenses importantes dans l’instruction des dossiers. Il faut leur laisser de la place. »

L’agriculteur estime que le différentiel de coût de production est faible, autour de 5 %. Le différentiel est plus élevé pour les projets de photovoltaïque pour bâtiment agricole, qui est désormais soumis aux appels d’offres pour les projets entre 100 et 500 kWc. En se privant des projets agrivoltaïques et sur bâtiments, la FNSEA estime que le gouvernement prend le risque d’un « trou d’air » dans deux ans, faute de projets encore viables. Le syndicat espère une réorientation du gouvernement dans le prochain appel d’offres, prévu à l’automne.

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Suspension demandée

Dans un communiqué paru le 28 juillet, la FNSEA et la Coopération agricole « dénoncent les orientations envisagées pour les prochains appels d’offres photovoltaïques de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) ». Selon les deux organisations agricoles, la commission menacerait « directement des centaines de projets agricoles partout en France. »

Elles appellent le gouvernement « à suspendre les évolutions annoncées et ouvrir une concertation urgente avec les représentants du monde agricole », pour « garantir dès maintenant, une place spécifique et identifiable à l’agrivoltaïsme dans les futurs appels d’offres » ; « préserver les conditions de développement des projets déjà engagés » ; « retrouver une simplicité de réalisation pour le photovoltaïque sur bâtiments agricoles » ; et « donner rapidement de la visibilité sur les volumes et calendriers des futurs appels d’offres. »

MR

Le gouvernement prend le risque d’un « trou d’air » dans deux ans