Les marchés jouent aux montagnes russes. La baisse forte du lundi 10 mai, que nous avions signalée, a été ensuite compensée par une petite hausse, puis suivie par une nouvelle baisse, etc. Au total, le CAC 40 a fini la semaine 20 à 3 603 points, après une baisse de 1,4 %. On s’est donc arrêté juste au bord du gouffre, car le franchissement à la baisse du seuil des 3 600 points aurait donné un mauvais signal d’évolution vers la barre des 3 490 points, considérée comme une ultime ligne de défense. Or, on n’en est plus si loin, puisque le 18 mai, à l’ouverture, on se situait à 3 553 points. Cette pression est de même ampleur que celle qui avait été provoquée par les attentats de Madrid. Les causes sont différentes aujourd’hui : la hausse fulgurante du pétrole et des matières premières, les taux américains qui vont monter et qu’on cherche à anticiper. Les investisseurs adoptent donc des positions défensives, ce qui peut faire le jeu de quelques valeurs IAA, classiquement à l’aise dans ce rôle. Mais pour le moment, même les industries alimentaires sont prises dans un flux général de repli. Notre panel de la semaine 20 est ainsi déséquilibré entre 23 baisses et seulement 10 hausses. Significatif : un seul titre alimentaire (Pernod Ricard) du PM-SRD est à la hausse.
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