Le mirage des 4 000 points s’éloigne un peu plus. La semaine dernière c’est même le seuil des 3 800 points qui s’est dérobé, et puis celui des 3 700. Il a fallu chuter jusqu’à 3 674 points (-3,6 %) et ce n’est que le lundi 3 mai qu’on a refranchi la barre des 3 700, un mouvement confirmé le mardi 4. Ces zigzags autour d’un seuil pourtant bien modeste donnent une idée de la prudence des marchés, qui se replient au moindre bruit de froissement d’ailes. Cette frilosité se retrouve dans tous les calculs. Ainsi, depuis la dernière séance de décembre 2003, la Bourse de Paris n’a gagné que 4,6 %, un bien maigre et bien décevant résultat.

On se consolera en se souvenant qu’en mars on était encore à 3 518 points, au creux de la vague. Pour expliquer cette lourdeur, tous les arguments sont avancés en vrac : la détérioration en Irak, le prix du pétrole qui monte, les taux américains qui finiront par suivre la même voie. En France même, on craint qu’une hausse des taux soit également préjudiciable au marché d’actions.

Pour les valeurs IAA, la morosité générale gagne petit à petit. Notre panel hebdomadaire est, pour la semaine 18, constitué de 16 baisses et seulement 15 hausses, un équilibre décevant et qui se dégrade depuis trois semaines.