La compagnie israélienne, qui compte parmi les dix premiers acteurs mondiaux des ingrédients et arômes, a connu une années 2012 exceptionnelle, tant en termes de ventes que de résultats. Son chiffre d’affaires a progressé, hors effets de change, de 24,2% pour atteindre 618 millions $ (473 millions €), malgre le renchérissement de la devise américaine face aux monnaies des principaux pays où Frutarom exporte. Hors effet de change, la croissance est tout de même de 19,2%. Les acquisitions faites en 2011 et 2012 (dont 3 en début 2012) ont contribué à hauteur de 115,5 millions $ aux ventes totales. Frutarom a réalisé pas moins de onze acquisitions sur les 2 derniers exercices. La compagnie enregistre ainsi un taux de croissance annuel de 19% depuis 2000. L’EBITDA a franchi la barre des 100 millions $, le bénéfice net atteignant 52 millions. La division arômes représente 74% des ventes et a connu une progression de 29,5%, dont 3,2% de croissance interne (hors change). Cette activité est la plus rentable pour le groupe et connait une croissance remarquable notamment dans les pays émergents (Chine et Asie du Sud-Est, Amérique centrale et du sud) avec un bond de 60%. Aux Etats-Unis, premier marché au monde pour les arômes, la croissance a été de 43%. Pour 2013, Frutarom va poursuivre l’intégration de toutes les sociétés acquises en capitalisant sur les synergies en R&D et dans la répartition des activités, transférant une partie de celles-ci vers des pays à moindres coûts salariaux. La mise en place de ces mesures devrait générer des économies de 10 millions $, sensibles dès le second semestre 2013, et en 2014. Le groupe prévoit également d’intensifier ses achats de matières premières, notamment dans les pays d’origine de ses unités de production. Ori Yehudai, président du groupe, annonce « vouloir continuer à investir en Asie, Amérique centrale et du sud, Europe centrale et de l’est et Afrique. Le chiffre d’affaires réalisé dans les pays émergents est passé de 27% en 2010 à 36% en 2012 et devrait atteindre 31% cette année pour les seuls pays BRIC. La part des pays d’Europe de l’ouest (dont les ventes sont en hausse) passeront de 51% en 201 à 42% en 2013 ».
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