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Antibiotiques : le Brésil défend ses contrôles et attend l’évaluation de l’UE

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En dépit d’une possible interdiction d’exporter de la viande vers l’UE à partir de septembre, le Brésil reste confiant dans son système de contrôle des antimicrobiens, et attend la décision de Bruxelles. Un sujet qui pourrait compter alors que la bataille fait rage au sein du Mercosur sur la répartition des quotas d’exportation vers l’UE.

Le Brésil continue de défendre son système de contrôle de l’utilisation des antimicrobiens dans la production animale. Dans une déclaration publiée le 23 juillet, le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage brésilien (MAPA) assure avoir transmis à l’UE « une documentation technique complète détaillant les mécanismes d’inspection officiels et les garanties gouvernementales pour chacune des filières de production » dans le cadre des discussions techniques en cours sur le sujet. Celle-ci concerne notamment la viande bovine, la viande de volaille, les œufs, le miel et les produits de la pêche. Le MAPA affirme que sa documentation permet de démontrer « objectivement » que le système brésilien est conforme aux exigences sanitaires de l’UE. Pour l’heure, la déclaration définitive de la Commission européenne n’a pas encore été transmise.

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Les États membres de l’UE ont adopté à l’unanimité, le 12 mai, une mise à jour de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux dans l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques, qui exclut les importations de viande brésilienne. Malgré la possibilité d’être exclu à compter du 3 septembre, le Brésil se montre confiant et attend un signe de la part de la Commission européenne. « Le Brésil exporte des produits animaux vers plus de 150 pays, y compris des marchés réputés pour leurs exigences élevées, grâce à la crédibilité internationale de son système de défense agricole officiel », affirment les autorités brésiliennes dans leur communiqué.

La guerre des contingents

En parallèle, le pays sud-américain assure n’avoir sollicité « aucun assouplissement des réglementations sanitaires européennes » et rappelle qu’il s’engage à « respecter pleinement les exigences des marchés importateurs, comme il le fait depuis des décennies ». Cette interdiction intervient dans un moment crucial tandis qu’est discutée la répartition entre l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay des contingents tarifaires agricoles accordés dans le cadre de l’accord de libre-échange UE-Mercosur, mis en œuvre de manière provisoire depuis mai.

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Des discussions qui ne se font pas sans désaccords sur la clé de répartition. Le point d’achoppement principal concerne les volumes de viande bovine, même si certains produits comme la volaille, le sucre, le miel et le riz attisent également les tensions. Pour l’heure, ce sont davantage les Argentins et les Uruguayens qui en profitent en remplissant l’intégralité du quota d’exportation pour 2026 au détriment du Brésil.

FM