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Auchan et Casino réduisent le périmètre de leur alliance à l’achat sur les MDD

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Craignant des mesures coercitives de l’Autorité de la concurrence, les distributeurs Casino, Auchan, Metro et Schiever ont préféré la voie de la négociation en proposant de réduire le périmètre de l’accord de coopération à l’achat existant sur les marques de distributeur. Ce sont notamment certains produits, comme le lait ou les oeufs, qui ne seront plus concernés par cet accord.

Débutée il y a un an, l’instruction de l’Autorité de la concurrence (AC) concernant le rapprochement de Casino, Auchan, Metro et Schiever au sein d’une même centrale d’achat franchit une nouvelle étape. À la suite de préoccupations de concurrence soulevées par l’Autorité, les quatre distributeurs ont proposé de restreindre le périmètre de leur accord de coopération sur les marques de distributeur, révèle un communiqué du 25 juin.

En effet, dans le cadre du rapprochement tel que prévu et en cours, l’institution craint des impacts négatifs pour le volet marques de distributeur (MDD) de l’alliance. Elle relève un « risque de fragilisation des fournisseurs qui pourraient les conduire à diminuer leur capacité à investir et à innover » et in fine « nuire au bien-être des consommateurs sur le marché de détail ». Elle fait également part d’un « risque de diminution de l’animation concurrentielle entre enseignes » du fait d’une limitation possible de la différenciation de l’offre MDD entre les distributeurs.

Les enseignes couraient dès lors le risque de voir l’Autorité de la concurrence prendre une décision qui s’appliquerait de manière coercitive à l’accord de coopération à l’achat. Pour sortir de cette voie contentieuse, Casino, Auchan, Metro et Schiever ont pris l’initiative de proposer des ajustements de leur alliance.

Négocier plutôt que subir

Devant la sensibilité des fournisseurs, notamment les producteurs agricoles aux baisses de prix d’achat ou de volumes achetés de la famille de produits en question, le lait, les œufs, la charcuterie, les aides culinaires charcuterie seront exclus de l’accord. Des contrats tripartites pourront malgré tout être signés en lait et œufs via la centrale d’achat.

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En raison du caractère potentiellement différenciant de ces références, les chips, les vinaigrettes, les soupes de poissons, pâtés, rillettes, certains produits bio sortent de l’accord. Les enseignes s’engageront également « à limiter leur coopération à hauteur de 15 % du volume du marché pour plusieurs familles de produits, comprenant notamment les pommes de terre, farines, le sucre, les conserves de viandes, de légumes, ou de poissons ».

L’AC invite tout tiers intéressé à faire part de ses observations sur la proposition des distributeurs d’ici au 27 juillet. Au terme de la procédure, si les engagements proposés, éventuellement complétés et amendés, sont de nature à répondre aux préoccupations de concurrence exprimées par l’AC, elle pourra procéder à la clôture de l’affaire, en prenant acte des engagements, qui prendront alors un caractère obligatoire.

La décision pourra alors faire figure d’exemple dans le cadre des deux autres enquêtes toujours en cours d’instruction sur le rapprochement entre Carrefour et Système U d’un côté et entre Carrefour et Tesco de l’autre.

Les distributeurs ont pris l’initiative de proposer des ajustements