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Aux USA, la baisse des boissons végétales pourrait favoriser le lait de vache

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Les Américains consomment moins de boissons végétales depuis ces dernières années. Une tendance qui pourrait bénéficier à certaines catégories de lait de vache davantage en phase avec les nouvelles attentes des consommateurs et les messages de santé publique.

Les ventes de laits végétaux ont reculé en 2025 de 5 % en volume en grandes surfaces aux États-Unis, selon les données collectées par Circana et citées par Bloomberg dans une dépêche du 3 août. Ce recul n’est pas nouveau car une baisse du même ordre a été constatée en 2023 et 2024.

Cette baisse est particulièrement marquée pour le lait d’avoine; dont les volumes vendus sont en recul de 9 % entre septembre 2024 et septembre 2025, toujours selon Circana.

Ces données sur une année, arrêtées en septembre 2025, semblent être confirmées par des statistiques de Circana plus récentes, même si la baisse est moins importante : en avril 2026, sur une année, les ventes en valeur sont à -2,1 % pour les laits végétaux, et -5,1 % pour le lait d’amande. Reste à savoir si les laits végétaux ont atteint ou pas un palier, après les fortes hausses de ces années 2010 et suivantes. Plusieurs signaux plaident pour cette thèse.

« La capitalisation boursière d’Oatly (fabricant de laits végétaux, NDLR) est passée d’environ 12 Md$ lors de son introduction en Bourse en 2021 à moins de 500 M$ aujourd’hui. De leur côté, des géants comme Nestlé et Unilever ont réduit leurs gammes de produits végétaux. Les entreprises tentent de réagir en proposant des recettes plus riches en protéines, de nouvelles saveurs et des produits spécifiquement destinés aux baristas, même si le lait d’avoine reste très populaire dans les cafés », écrit le média américain spécialisé Newser le 5 août.

À l’inverse, les ventes de lait de vache retrouvent des couleurs. En 2025, elles ont progressé de 3 % en valeur, selon Circana, à cause de l’inflation, et restent stables en volumes. Les segments qui progressent fortement en volume sont le lait entier, type de lait le plus consommé outre-Atlantique, et les laits en enrichis en protéines, sans lactose ou biologiques. Des produits à plus forte valeur ajoutée, comparé aux laits écrémé et demi-écrémé (2 % de matière grasse) qui reculent.

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Le lait, produit non-transformé

Bloomberg met en avant plusieurs raisons du retour vers certaines catégories de lait : prix inférieur aux laits végétaux, forte teneur en protéines, ce qui correspond à une attente forte des Américains suivant un traitement anti-obésité demandant une alimentation plus protéinée, simplicité de la liste d’ingrédients et perception d’un produit moins transformé.

Les pouvoirs publics pèsent aussi en faveur du lait de vache, à travers deux décisions prises en janvier dernier. Les Dietary Guidelines for Americans 2025-2030 (DGA), publiées le 7 janvier, font la part belle aux produits laitiers entiers, notamment le lait de vache entier désormais recommandé pour les enfants de 12 à 23 mois, alors qu’auparavant les produits pauvres en matières grasses étaient privilégiés. Le nouveau message des autorités fédérales est « Eat real food » : privilégier des aliments entiers, nutritifs et peu transformés, tout en limitant les aliments fortement transformés, les sucres ajoutés et les glucides raffinés. Les boissons végétales ne sont pas déconseillées, les DGA reconnaissant notamment le lait de soja enrichi comme alternative nutritionnelle intéressante au lait.

Autre décision : le Whole Milk for Healthy Kids Act, qui autorise notamment les écoles à proposer d’autres types de laits que le lait écrémé (0 % ou 1 % de matière grasse), notamment du lait entier et des laits enrichis en protéines, ce qui n’était pas le cas avant.

Reste à savoir si ces décisions pourraient ou non amplifier la tendance déjà entamée ces dernières années en faveur du lait de vache.

CB

Cette baisse est particulièrement marquée pour le lait d’avoine