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RÉSULTATS/OLÉOPROTÉAGINEUX Avril redresse la tête après l'effondrement de sa rentabilité en 2013

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Avec un excédent brut d'exploitation en hausse de 23 % en 2014, à 259 millions d'euros, Avril (7 200 personnes) revient peu ou prou au niveau de 2012 (245 millions d'euros), après un effondrement de sa rentabilité en 2013. Le chiffre d'affaires, à 6,4 milliards d'euros, a pour sa part reculé de 8 %, après une baisse de 4 % en 2013. Des évolutions que le groupe explique par une baisse des prix de vente, notamment liée à l'évolution des matières premières. Les investissements industriels, à 138 millions d'euros, restent stables, après une augmentation de près de 20 % en 2013. Les engagements pris par Sofiprotéol (nom de la branche financière du groupe) ont en revanche atteint un niveau record, à 80 millions d'euros contre 23 millions d'euros l'année précédente. Notons que, depuis le début de l'exercice, Avril a cédé ses activités volaille à LDC, et que Sofiprotéol accompagne le projet de reprise de Doux par Terrena, encore en négociations.

LA MENACE DU SITE TOTAL DE LA MÈDE

Au rang des inquiétudes, le projet de reconversion du site Total de La Mède. C'est la FOP (Fédération française des producteurs d'olélogineux et protéagineux) qui a exprimé ses craintes dans un communiqué le 17 avril. Avec le projet de Total, « une part importante de la production nationale de biocarburant serait issue principalement d'huile de palme importée et non plus d'huile de colza française », a-t-elle fait valoir. Rappelons que la FOP est un actionnaire important d'Avril, et que le groupe est très actif dans la production française de biocarburants. Un secteur dans lequel il a déjà procédé à des restructurations en 2013. « La croissance de la consommation en biodiesel en France prévue par Total, nous en serions ravis, mais la pause choisie par le gouvernement de rester à 7 % d'incorporation dans le diesel ne semble pas avoir de fin annoncée. Le marché du biodiesel est saturé, tout nouvel entrant viendra en concurrence directe », expliquait Kristell Guizouarn, présidente du syndicat Esterifrance à La Dépêche Le Petit Meunier le 28 avril. Aux dernières nouvelles, Stéphane Le Foll appelait de ses vœux une concertation rapide entre Total et la filière oléo-pré-otéagineuse.