Les producteurs antillais de bananes ont fait part à la presse de leur mécontentement face aux négociations qu’ils mènent avec Bruxelles sur le montant de l’aide européenne qu’ils demandent. Dans une rencontre avec la presse le 6 juillet, Éric de Lucy, président de l’Union des producteurs de bananes de Martinique et de Guadeloupe (UGPBAN), a dénoncé le « fléchissement de la volonté » des négociateurs des gouvernements français et espagnol à défendre une rallonge de 30 millions d’euros pour la banane européenne (des Antilles, des Canaries et de Madère), rallonge qui devait s’ajouter aux 280 millions d’euros annuels que reçoit la filière de la banane européenne, pour compenser ses surcoûts par rapport à la banane-dollar (d’Amérique latine). Cette rallonge est demandée pour tenir compte de l’abaissement des tarifs douaniers de la banane-dollar, de 175 à 75 euros par tonne. « L’abaissement supplémentaire des droits de douanes, de 175 à 75 euros par tonne représente un manque à gagner pour l’UE de 400 millions d’euros par an, et on nous refuse 30 millions », s’est insurgé le président de l’UGPBAN.
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