Afin d’« améliorer sa gouvernance », le groupe Bel va séparer les fonctions de président non exécutif et celles de directeur général opérationnel. Aussi, à l’échéance du mois de mai, Gérard Boivin qui cumulait les deux en tant que PDG depuis huit ans, quittera le groupe qui s’est mis en chasse pour trouver son futur patron.
Gérard Boivin, p.-d.g. des fromageries Bel, propriétaire de marques comme la Vache qui rit, quittera son poste en mai après la décision du conseil d’administration de mettre fin à son mandat dans le cadre de nouvelles structures afin d’ « améliorer la gouvernance» du groupe.
Selon un communiqué du groupe, le nom de son successeur devrait être divulgué lors de l’assemblée générale du groupe qui aura lieu en mai. M. Boivin était dans le groupe depuis plus de 25 ans et son mandat de p.-d.g. devait courir de 2001 à 2011.
Le conseil d’administration du groupe familial « souhaite mieux dissocier les fonctions d’orientation générale et de contrôle exercées par le conseil d’administration d’une part, et l’exercice du management opérationnel du groupe d’autre part », a expliqué l’entreprise.
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Antoine Fiévet deviendrait président non exécutif
La gouvernance des Fromageries Bel s’articulera désormais autour d’un président non exécutif et d’un directeur général en charge de l’opérationnel. « Dans ce cadre, le conseil d’administration a décidé de mettre fin au mandat de président-directeur général de monsieur Gérard Boivin à compter de mai 2009, à l’issue de la prochaine assemblée générale annuelle », est-il précisé. Antoine Fiévet, président du directoire d’Unibel, holding de contrôle de Bel et représentant de la famille fondatrice du groupe, est pressenti pour prendre le poste de président non exécutif. La nomination d’un directeur général interviendra à cette même date.
Le groupe Bel, qui se présente comme le troisième groupe de fromages français, a accusé au premier semestre 2008 une baisse de 66% de son bénéfice net à 16,3 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 1,06 milliard d’euros (+17,6%). Comme tout le secteur, le groupe a été pénalisé par la hausse des matières premières.
Parmi leurs principales marques, les fromageries Bel comptent la Vache qui rit, Kiri, Boursin, acheté début 2008 à Unilever ou encore le Leerdammer, repris en 2002 à un autre néerlandais, Wessanen. Le groupe réalise à l’international 80 % de son chiffre d’affaires qui était en 2007 d’environ 2 milliards d’euros. Il emploie près de 12 000 salariés répartis dans une trentaine de filiales dans le monde. Ses produits sont élaborés dans 25 sites de production et distribués dans environ 120 pays.