Dans un communiqué commun du 15 juillet, les JA, la FRSEA Bretagne, mais aussi la Chambre d’agriculture de Bretagne et l’association des agriculteurs méthaniseurs bretons appellent à éviter la compétition sur l’offre disponible fourragère dans la région. Par conséquent, les fourrages doivent aller en priorité à l’alimentation des élevages plutôt que vers une potentielle valorisation énergétique, assurent les organisations bretonnes. Pour rappel, le maïs dispose d’un important pouvoir méthanogène. La réglementation actuelle autorise sous conditions l’usage de cultures énergétiques en méthanisation. Mais la sécheresse actuelle engendre d’importantes craintes sur les stocks fourragers disponibles en Bretagne. Les récoltes de maïs, que ce soit en grains ou en fourrages, s’annoncent d’ailleurs particulièrement mauvaises cette année sur l’ensemble du territoire français. « Nous appelons aussi à privilégier les échanges maïs/fumier de manière à mobiliser prioritairement la biomasse végétale vers l’affouragement », précisent les auteurs du communiqué. Ils appellent ainsi à la solidarité entre méthaniseurs et éleveurs. « La méthanisation doit rester au service de l’agriculture et ne saurait justifier toute surenchère sur le prix des fourrages », alertent-ils.
KC