Bonduelle a publié le 1er mars des résultats semestriels en retrait. Les ventes ont été plus faibles à cause des aléas climatiques, des fluctuations des monnaies et des coûts orientés à la hausse des matières premières et des transports. Un exercice semestriel « délicat » selon Grégory Sanson, le directeur financier de Bonduelle, qui « ne correspond pas à ce que nous attendions ».
Bonduelle a publié le 1er mars des résultats semestriels en retrait. Les ventes ont été plus faibles à cause des aléas climatiques, des fluctuations des monnaies et des coûts orientés à la hausse des matières premières et des transports. Un exercice semestriel « délicat » selon Grégory Sanson, le directeur financier de Bonduelle, qui « ne correspond pas à ce que nous attendions ».
C’est un semestre décevant que vient de conclure Bonduelle qui a été touché par des événements extérieurs comme les aléas climatiques, notamment en Amérique du Nord, où le groupe a aussi été concerné au premier chef par un arrêt de la culture et de la commercialisation de la salade romaine, pour cause de présence de la bactérie E coli à la veille du grand week-end de Thanksgiving. Autre désagrément : la réduction du volume des commandes passées par un client important des salades en bols aux États-Unis, et enfin des pertes de chiffre d’affaires liées à la saturation des capacités des usines américaines.
Dans le détail, les ventes sont en recul de 1 % à 1406,6 millions d’euros (à taux de change constants comme en données publiées) « après la prise en compte de l’impact défavorable (-1,1 %) des changes (dollar américain, dollar canadien et rouble russe) » et le résultat opérationnel courant est en baisse de 7,7 % à 60,9 millions d’euros (-7,8 en données comparables). La marge opérationnelle courante baisse donc à 4,3 % sur le semestre écoulé, contre 4,6 % au premier semestre 2017/2018.
Au cours du semestre écoulé, Bonduelle en Europe s’est renforcé dans le bio avec le lancement en France d’une offre de produits bio en bocaux et en surgelés. Quant à la vague de chaleur qu’a connu le Vieux Continent, elle a été favorable aux ventes de salades et donc à l’activité Bonduelle Fresh Europe en hausse de 2 %.
L’usine de Lebanon va permettre de désengorger les sites existants
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Outre-Atlantique, Bonduelle a renforcé ses capacités avec l’acquisition auprès de Seneca d’une usine de surgelés à Lebanon (Pennsylvanie). « Ce nouveau site, qui date de 2007, a été acquis dans de très bonnes conditions, pour 19 millions de dollars, ce qui nous permet de désengorger notre site de l’État de New York et de servir de nouveaux clients sur le nord-est des États-Unis », a détaillé Guillaume Debrosse, le directeur général du groupe familial. Et au Québec, la marque Bonduelle a été lancée dans les conserves, alors qu’elle était jusqu’à maintenant connue essentiellement comme marque employeur. L’acquisition de Ready Pac aux États-Unis, dont l’outil industriel est en cours d’automatisation, a permis de lancer au Canada des bols de salade à la marque Bonduelle.
En Russie, un marché important pour le groupe où il exploite 10 000 hectares de terres agricoles, l’activité se redresse : les ventes sont en hausse de 7 % au global et de 13 % pour les produits aux marques de Bonduelle.
En dépit de la baisse de la rentabilité opérationnelle et des surcoûts engendrés par les mauvaises récoltes de l’été 2018, Bonduelle va renforcer ses investissements marketing au 2e semestre de l’exercice en cours à hauteur de 5 % du chiffre d’affaires. L’entreprise attend beaucoup de l’usine de Lebanon qui peut représenter à terme un chiffre d’affaires annuel de 50 à 60 millions de dollars.
Compte tenu des résultats du 1er semestre, Bonduelle anticipe « une croissance limitée de son chiffre d’affaires à changes constants sur l’ensemble de l’exercice 2018-2019 ». Ce chiffre d’affaires sera porté essentiellement par les acquisitions des activités de Del Monte et dans une moindre mesure par l’usine de Lebanon. Quant à la rentabilité opérationnelle courante, elle subira les conséquences de négociations commerciales difficiles et de l’inflation des coûts. Elle devrait se situer « en bas de fourchette initiale annoncée de 128 à 133 millions d’euros » à changes constants. En 2017/2018, le résultat opérationnel courant avait atteint 123,6 millions d’euros.
a rentabilité opérationnelle courante devrait se situer, en 2018-2019, en bas de la fourchette initiale annoncée de 128 à 133 millions d’euros