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L’UFC Que Choisir réactualise un thème déjà ancien en accusant l’agriculture d’être à l’origine d’une pollution de l’eau. Faut-il s’en étonner ? Non de la persistance avec laquelle les organisations écologistes ou de consommateurs reprochent aux agriculteurs d’utiliser des produits qui permettent des rendements élevés. Mais, plus simplement, faut-il s’étonner que l’agriculture soit en première ligne quant à la responsabilité de l’état sanitaire de l’eau ? Bien sûr que non ! L’agriculture est par nature même une activité de transformation de produits biologiques au contact avec l’eau.
Et pour cause : lorsqu’il y a sécheresse, comme celle que l’on risque de subir cet été, c’est l’agriculture qui trinque. C’est elle qui en subit les plus graves conséquences. On l’a vu ces dernières années.
L’agriculture c’est l’eau et l’eau fait l’agriculture. S’en étonner, c’est comme s’étonner que l’état des terres dépend de l’activité agricole. C’est comme si on s’étonnait que le consommateur soit à l’origine d’une large part de déchets de produits alimentaires ou encore d’une énorme quantité d’emballages perdus. L’UFC pourrait autant s’intéresser à ces questions qu’à celle de l’eau et de ses utilisateurs.
Tout ceci montre quoi ? Qu’il est trop facile d’accuser telle ou telle catégorie. La société s’est bâtie, depuis cent ans, sur un modèle qui réclame des aliments moins chers, donc des techniques intensives et productives avec des rendements qui permettent des coûts faibles. En accusant les agriculteurs, l’UFC trouve un bouc émissaire. En oubliant de mentionner que c’est la société qui est collectivement responsable et notamment… les consommateurs qui veulent payer moins cher leurs aliments. Une demande que l’UFC ne se fait, en général, pas faute de relayer.
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