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Bovins viande : au Brésil, un quart des animaux engraissés en feedlots, en hausse

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En progression quasi continue depuis vingt ans, l’engraissement en feedlots (parcs d’engraissement) concerne désormais « 20 à 25 % » de la production de bovins au Brésil, a-t-on appris lors de la conférence de l’Institut de l’élevage (Idele) sur les marchés mondiaux de la viande, le 12 juin. Cette pratique concernait 8,5 millions d’animaux en 2025, selon les chiffres officiels, soit plus du triple des effectifs de 2007 (2,55 millions). La part d’animaux engraissés en feedlots augmente régulièrement, de 8 % par an depuis 2017. Une pratique qui vise à « accélérer l’engraissement, réduire l’empreinte carbone par kg de viande », ou encore « avoir des animaux mieux finis pour des marchés plus exigeants (USA, UE, etc.) », selon la présentation de l’Idele. L’institut français fait état de 1 960 feedlots, et précise que 62 % des bovins sont engraissés dans des établissements de plus de 10 000 places. Plus largement, l’institut technique s’attend pour 2026 à un « essoufflement » de la production brésilienne de viande bovine (-2 % sur un an), après un « emballement » depuis 2023, nourri par un cycle de décapitalisation. Les volumes exportés, eux, ont atteint un « sommet » en 2025 (4,14 Mtéc, + 21 % en un an), et ont démarré 2026 sur un rythme « accéléré ».