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Budget 2027 : Genevard donne des gages au secteur

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Alors que les négociations budgétaires de l’automne débutent, la ministre de l’Agriculture a donné des gages à la profession agricole, à l’occasion de son déplacement au salon Terres de Jim.

À l’occasion de sa prise de parole au salon Terres de Jim à Metz, la ministre de l’Agriculture a donné des gages à la profession agricole en vue de la négociation – qui s’annonce difficile - du projet de loi de finances (PLF) pour 2027, qui doit financer le « plan de rebond » qui doit faire suite au plan Casi (sécheresse). « Nous aurons des financements pour le Fonds hydraulique agricole, pour le plan Méditerranée, pour le plan Protéines, pour le plan de Rénovation des vergers, pour les crédits d’impôts HVE et bio. » Annie Genevard a aussi rappelé la promesse faite par le Premier ministre, il y a quelques semaines, d’inclure un mécanisme de sur-amortissement fiscal dans le PLF 2027. Elle a enfin indiqué que des financements publics-privés – promis par la ministre en ouverture des Conférences de la souveraineté » seraient « bientôt finalisés ».

Enfin, Annie Genevard a annoncé que de premiers « contrats d’avenir », prévus dans la loi d’urgence, devraient voir le jour « dans quelques semaines ». Selon des proches du dossier, la ministre de l’Agriculture envisageait, début août, de flécher, au bénéfice des « investissements d’avenir », 17 millions d’euros (M€) issus de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées en 2025 et 2026, estimée à 120 M€.

Les ONG sont de sortie

Les discussions s’annoncent musclées. Un collectif de 53 organisations écologistes s’est rassemblé, le 15 septembre, devant le ministère de l’Économie pour demander des mesures d’urgence face au changement climatique et peser sur le PLF, dont l’examen débute le 12 octobre. À l’initiative de France Nature Environnement (FNE), le collectif réunit notamment Greenpeace France, WWF France, mais également la Confédération paysanne, le syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France (SSPVF) ou encore le syndicat national des professionnels infirmiers. Le collectif demande notamment une augmentation substantielle du Fonds Vert destiné aux collectivités, une taxation des entreprises des énergies fossiles, ou encore la mise en place d’un « plan grand chaud ».

« Les parlementaires vont bientôt se réunir pour voter le budget de l’État : ils et elles doivent impérativement prévoir les moyens pour limiter le changement climatique en cours, et nous préparer à faire face aux conséquences », indique FNE dans un communiqué du 15 septembre. L’association ajoute que « la répression contre celles et ceux qui alertent sur l’urgence climatique et les attaques contre la démocratie environnementale doivent cesser ». Le 26 septembre, 200 manifestations sont prévues à travers la France « pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale ».

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Les ONG sont d’autant plus inquiètes que sur le PLF 2026 le gouvernement a annulé 500 millions d’euros (M€) de crédits, ciblant notamment les programmes consacrés à l’écologie et au service public de l’énergie. Objectif : financer le plan d’urgence pour l’agriculture, a expliqué le ministre des Comptes publics David Amiel le 11 septembre. « Ce matin même, 500 millions d’euros ont été annulés au sein des ministères », afin de « pouvoir financer des aides indispensables face aux crises, je pense évidemment en ce moment aux agriculteurs », a déclaré le ministre sur Sud Radio.

Parmi les programmes et missions les plus sévèrement touchés figurent ceux dédiés à l'« écologie, développement et mobilité durables », amputés de plus de 157 M€ de crédits, ainsi que celui dédié au « service public de l’énergie », privé de plus de 142 M€, selon un décret publié vendredi au Journal officiel. Le gouvernement a présenté le 4 septembre un plan CASI (canicules, sécheresse, incendies) de soutien pour l’agriculture, massivement touchée cet été par les canicules et la sécheresse, chiffré à 1 Md€ d’aides d’urgence, financées par des efforts budgétaires dans les autres ministères. Ce milliard s’ajoute aux 3 Md€ d’économies supplémentaires pour l’État et la Sécurité sociale annoncés début juillet, après 6 Md€ de coupes déjà présentés en avril.

MR avec AFP

De premiers « contrats d’avenir » verront le jour « dans quelques semaines »