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Cacolac a retrouvé la stabilité financière

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Boissons lactée > Reprise par la famille fondatrice en 2015, Cacolac a enregistré un résultat d'exploitation positif en 2016. Elle a en revanche pris du retard sur ses objectifs de développement à l'export.

Cacolac a retrouvé la stabilité financière

Cacolac fait partie des entreprises qui ne garderont pas un mauvais souvenir des négociations commerciales 2017. "Ça s'est bien passé", confie en effet Christian Maviel, membre de la famille cofondatrice en 1964, à quelques jours de la fin de ces négociations. Une situation que ce dernier attribue notamment à la notoriété de Cacolac qui est connu par 74 % des consommateurs français (devant Nesquik et Banania) et arrive en deuxième position des marques de boissons lactées au cacao les plus spontanément citées, après Nesquik (groupe Nestlé) *.

Depuis sa reprise majoritaire par la famille fondatrice en 2015, "la société a retrouvé la stabilité financière", souligne le dirigeant. Le résultat d'exploitation (REX) 2016, dont Christian Maviel ne peut donner le montant pour le moment, "est positif et en croissance", pour un chiffre d'affaires de 9,3 millions d'euros, en hausse de 5 % par rapport à 2015. En 2013, Cacolac avait dégagé un REX négatif de 1,2 million d'euros, pour 6,9 millions de chiffre d'affaires. La société qui vient d'investir 390 000 euros dans une nouvelle solution d'emballage, va lancer deux nouvelles recettes bio sur le marché cette année. Celles-ci rejoindront les trois versions de Cacolac (original, praliné noisette et caramel) dans les rayons.

L'entreprise qui estime avoir un fort potentiel de développement à l'export, a pris du retard dans son plan de marche (Agra Alimentation du 19 février 2015). En quête d'un partenaire importateur au Moyen-Orient, elle pourrait être en mesure de communiquer dans les prochains mois sur l'avancée des négociations. Actuellement, "la société réalise environ 3 % de ses ventes à marques Cacolac hors des frontières, mais à 30 % si l'on regarde le remplissage à façon ", souligne Christian Maviel. En effet, tout en poursuivant le développement de sa marque propre, le groupe conserve une activité de remplissage à façon pour d'autres marques, qui occupe entre 40 et 45 % de ses ventes par an. "C'est un équilibre qui ne doit pas desservir le potentiel de Cacolac, mais cela participe à l'écrasement des frais fixes et à l'amélioration de la rentabilité", explique encore Christian Maviel.

* source : Étude Cacolac / Open Minded, réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 500 répondants, entre le 22 et le 26 février.