La méthode label bas-carbone pour les tourbières est lancée, annonce la Fédération des conservatoires d’espaces naturels (FCEN) dans sa newsletter le 15 juillet. Développée par la FCEN avec le ministère de la Transition écologique, cette méthode permet de « quantifier les gains d’émissions de gaz à effet de serre » issus de « travaux de restauration hydrologique » pour les certifier ensuite en crédits carbone. Ces crédits, mobilisables sur le marché volontaire, peuvent servir à financer des travaux de restauration, des changements de pratiques et la pérennisation d’actions. Si les tourbières ne recouvrent « que 0,3 % du territoire » français, elles stockent « environ 188 millions de tonnes de carbone ». Soit, « 10 fois plus que les forêts » à surface équivalente, souligne la FCEN. Cependant, actuellement « 58 % des tourbières » françaises sont en état de conservation « défavorable », ce qui génère « environ 1,3 million de tonnes de CO2 par an ». La restauration hydrologique vise à remédier à cela. Par ailleurs, au-delà de l’effet puits de carbone des tourbières en bonne santé, la restauration hydrologique permet d’améliorer la qualité de l’eau, de restaurer les habitats et la biodiversité, et de « renforcer la résilience de écosystèmes », rappelle le réseau de conservatoires.
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