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Céréales : la situation en mer Noire reste tendue, soutenant les cours

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Les cours des céréales sur Euronext ont connu une sensible progression ces derniers jours, spécialement lors de la séance du 1er septembre. La principale raison : la situation en mer Noire, artère cruciale de circulation des grains, reste très tendue. Les autorités ukrainiennes ont rapporté le 31 août des attaques russes sur le port d’Odessa, point de départ majeur des céréales. Les frappes ukrainiennes ces dernières semaines ont conduit au blocage de l’activité sur le principal port russe de Novorossiysk, principal site national d’expédition de grains. Face à la perturbation du trafic céréalier, la Turquie tente de reprendre son rôle de médiateur et d’apaiser les choses. Selon un article de Reuters du 31 août (article payant), elle travaille sur un plan permettant de sécuriser la circulation des céréales sur la mer Noire, a déclaré le ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan : « Nous avons préparé un plan et nous sommes en contact avec les deux parties à ce sujet. Si les conditions nécessaires se présentent, nous travaillons en particulier à la conclusion d’un nouvel accord similaire à celui sur les céréales. » Le ministre se réfère à l’accord négocié sous l’égide de l’ONU en 2022 entre la Russie et l’Ukraine, que la Russie avait quitté en 2023.

Malgré la fin de l’accord, l’Ukraine avait pu maintenir ses exportations via la mer Noire à un rythme soutenu. Mais depuis plusieurs semaines, la Russie et l’Ukraine visent particulièrement navires et infrastructures portuaires, faisant que les expéditions de céréales des deux pays sont très perturbées. Toutefois, les espoirs de voir le plan turc approuvé et appliqué par les parties sont pour l’instant minces. Dans sa note quotidienne du 1er septembre, le cabinet d’analyse Argus Media indique que, « par l’intermédiaire de ses ministres, le Kremlin a déclaré frontalement qu’aucune initiative ne pourrait être envisagée dans l’état actuel des choses ».

Le Kremlin peu enclin à faire baisser les tensions sur la mer Noire, rapporte Argus Media.

KC