Abonné

Céréales : les stocks se vident moins vite qu’attendu

- - 2 min

Dans ses bilans céréaliers mensuels publiés le 17 juin, FranceAgriMer (FAM) a revu à la hausse ses prévisions de stocks français de fin de campagne commerciale 2025-2026 en blé tendre et en maïs. Par rapport à mai, ils passent de 3,277 Mt à 3,5 Mt concernant la céréale à paille (2,48 Mt en 2024-2025), et de 2,366 Mt à 2,497 Mt du côté de la graine jaune (2,192 Mt l’an dernier). Ces chiffres confirment la lourdeur du marché hexagonal. Sur la moyenne 5 ans, les stocks en blé tendre sont évalués à 2,662 Mt, et ceux en maïs à 1,982 Mt. Cette progression mensuelle sur 2025-2026 s’explique par la correction à la hausse de la collecte, qui passerait entre mai et juin de 30,425 Mt à 30,818 Mt en blé tendre, et de 11,767 Mt à 12,085 Mt en maïs. Une des hypothèses émises pour justifier cette modification est que les agriculteurs vendraient tardivement, « au vu de la faiblesse actuelle des prix. Il se pourrait que certains cherchent de meilleures opportunités de marché. Il y a encore beaucoup de stocks en dépôt en blé tendre », s’est exprimé lors de la conférence de presse en visio suivant le Conseil spécialisé grandes cultures Habasse Diagouraga, chargé d’études économiques de FAM.

En orge, les stocks régressent légèrement, passant de 1,456 Mt à 1,372 Mt d’un mois sur l’autre (1,16 Mt en 2024-2025). Mais ils restent à un niveau élevé, car la moyenne 5 ans s’affiche à 1,064 Mt. Le président du Conseil spécialisé grandes cultures Benoît Piètrement a de son côté rappelé que l’abondance des stocks ne concerne pas que la France, mais aussi le monde : « Il faudra du temps pour que les prix des grains remontent. Cela passe par la diminution des stocks un peu partout dans le monde. » Alors que les récoltes 2026 d’orges ont débuté et que celles en blé tendre sont imminentes, les regards sont tournés vers les semis 2026: « Il est encore un peu tôt pour se prononcer, et des agriculteurs sèmeront quoi qu’il arrive. Mais d’autres se posent la question de semer ou pas », a-t-il ajouté.

Des stocks bien supérieurs à la moyenne quinquennale

KC