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Céréales/triallate : Générations futures envisage des recours contre les dérogations

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Dans un communiqué le 3 juin, l’association Générations futures annonce étudier « les possibilités de recours » contre les possibles dérogations de 120 jours que le ministère de l’Agriculture s’apprêterait à accorder à des produits à base de l’herbicide triallate. En effet, au congrès de l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) le 26 mai, la ministre Annie Genevard avait déclaré que la demande de dérogations était possible. Générations futures estime que « la proposition de la ministre est purement scandaleuse » pour plusieurs raisons sanitaires.

Dans ses conclusions sur le triallate publiées en 2020, l’EFSA relève que le triallate a des propriétés génotoxiques (altération de l’ADN, NDLR) qui ont été observées dans trois études in-vitro, ce qui en fait un « sujet de préoccupation critique » (« critical area of concern », NDLR). Une telle qualification devrait empêcher l’autorisation ou le renouvellement du produit, explique l’agence européenne sur son site web.

De plus, l’Anses a retiré les autorisations de mise en marché (AMM) de l’Avadex 480, en septembre 2023, et du Parnass C, en février 2024, car ils peuvent notamment entraîner « un risque inacceptable » de contamination des eaux souterraines et sur les arthropodes non-cibles, et qu’un risque d’effet nocif pour le consommateur « ne peut être exclu ». En outre, indique l’agence sanitaire dans sa décision, le stockage de ces produits « entraîne la formation à un niveau inacceptable » de formation de N-nitrosodiisopropylamine (NDIPA) qui est potentiellement cancérigène.

LM

Le triallate a des propriétés génotoxiques observées dans trois études in-vitro