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Chiffre d’affaires stable pour Arterris en dépit du contexte

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La coopérative audoise Arterris a présenté ses comptes pour l’exercice 2020/2021 lors d’une conférence de presse. Si le chiffre d’affaires est stable, la singularité de la campagne a beaucoup fait évoluer la création de valeurs. La coopérative compte développer son enseigne alimentaire grand public, Marché Occitan, avec un objectif de vingt ouvertures de boutiques dans les prochaines années.


Engagée dans un vaste mouvement de diversification de sa division aval, la coopérative Arterris a maintenu son chiffre d’affaires légèrement au-dessus du milliard d’euros (1,003 Mrd€) lors de son exercice 2020/2021 (clos le 30 juin). C’est dans la structure du chiffre d’affaires et de la construction de valeurs qu’il faut aller chercher les évolutions les plus sensibles. Ainsi, le pôle agricole a réalisé un chiffre d’affaires de 576 M€, l’activité collecte elle-même à peine un quart (229 M€). Les autres activités du pôle agricole (agrofourniture, semences et légumes secs) affichent un chiffre d’affaires de 268,7 M€ et la nutrition animale de 115 M€. Le pôle agroalimentaire voit ses ventes passer de 331 à 367 M€, autour des activités de la Belle Chaurienne, Mon Bon Bio et l’activité viande dont la commercialisation est assurée par Ovimpex, Vianov et Alpes-Provence Agneaux.

Le dernier pôle, la distribution affiche un chiffre d’affaires de 60 M€, réalisé sur les magasins Gamm Vert, Frais d’Ici, Larroque et la nouvelle enseigne créée, Marché Occitan et deux implantations pour le moment à Balma et Toulouse en Haute-Garonne. « Quand on regarde l’Ebitda (17 M€ sur l’exercice écoulé, contre 21,1 M€ en 2019/2020, ndlr), la répartition est un peu différente, le pôle agricole représente seulement 50 % de la valeur créée, le pôle agroalimentaire 30 % et la distribution grand public 20 %, mais c’est principalement lié aux deux années agricoles que nous avons connues », a expliqué Christian Reclus, directeur général du groupe, lors de la conférence de presse du 10 février.

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Encore des investissements prévus

Cet exercice est aussi marqué par des investissements importants, avec le rachat des 50 % du capital des Moulins Pyrénéens qui manquaient à Arterris pour s’en assurer le contrôle total, puis en octobre dernier le rachat de Massaferro (23 M€ de CA), un spécialiste de la pomme de terre situé dans le Sud-Ouest (Agra Alimentation du 3 novembre 2021). L’entreprise a aussi réalisé des investissements dans son unité de production de semences, 14 M€ en deux tranches, en particulier pour pouvoir disposer d’une ligne entièrement dédiée à la bio et développer ses capacités d’enrobage et de conditionnement. Arterris envisage aussi de développer la production de protéines concentrées au sein de la joint-venture Vegedry, constituée avec Ciacam, et de compléter la gamme aujourd’hui commercialisée pour atteinte 1 300 tonnes de farines de légumineuses annuelles. Un autre investissement, (1,90 M€) est prévu sur l’abattoir de Labruguière dans le Tarn, pour faire passer la capacité de 450 000 à 800 000 poulets annuels. La coopérative compte aussi développer son enseigne alimentaire grand public, Marché Occitan, avec l’ambition d’ouvrir vingt boutiques dans les prochaines années, d’abord aux alentours de Toulouse, puis dans les pôles urbains de l’ancienne région Languedoc-Roussillon. Le groupe s’est aussi félicité d’avoir maîtrisé son endettement net (45 M€), soit un ratio d’Ebitda 2020/2021 à 2,6, en dépit de deux années difficiles. Quant à la poursuite du développement dans les secteurs où le groupe n’est pas encore présent à l’aval (légumes et fruit frais, vins), Christian Reclus a rappelé que l’entreprise est tout à fait disposée à discuter avec d’autres entreprises porteuses de projet ou en recherche de relais de croissance.