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Cognac : la filière demande à Bruxelles et Paris un plan d’arrachage de 35 à 50 M€

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La filière cognac, « plombée » par des sanctions antidumping chinoises en riposte à une initiative de l’UE, a écrit à Bruxelles et Paris pour réclamer le financement d’un plan d’arrachage de 35 à 50 M€, indique l’AFP le 9 octobre. Pékin avait imposé l’an dernier d’importantes restrictions aux importateurs de brandys européens, mesure largement perçue comme une réponse à l’enquête antidumping européenne visant les véhicules électriques chinois. En juillet, les principaux exportateurs comme Hennessy, Rémy Cointreau et Martell, ont accepté d’augmenter leurs prix pour échapper à une hausse des droits de douane. Alors que ses expéditions ont chuté de 10 % depuis un an, l’interprofession envisage un « recalibrage temporaire » des 90 000 ha du vignoble avec une baisse temporaire des surfaces de 7 000 ha à 10 000 ha et, surtout, un arrachage définitif de 3 500 ha. Et, parce qu’elle s’estime victime de la guerre commerciale entre Pékin et l’UE, elle réclame une prime à l’arrachage « en lien avec le préjudice subi », selon Florent Morillon, président du BNIC.

Le montant de l’aide, dans « l’idéal, ça serait entre 10 000 et 15 000 €/ha », a-t-il poursuivi, faisant valoir que la filière « a perdu un quart du marché chinois sur les 18 derniers mois », et que les 50 M€ demandés correspondent à seulement un demi-mois de chiffre d’affaires en Chine avant les restrictions. Cet arrachage définitif concernerait en particulier les viticulteurs proches de la retraite et ceux qui rencontrent des difficultés financières. Outre les sanctions chinoises, le cognac pâtit aussi des surtaxes Trump aux États-Unis et de la baisse générale de la consommation de vin et spiritueux. La filière, qui réalise la quasi-totalité de ses ventes à l’export, a représenté en 2024 quelque 3 Md€ d’exportations, dont la moitié aux États-Unis (36 %) et en Chine (20 %), selon les douanes.

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AFP

Arrachage de 3 500 ha définitif, 7 000 à 10 000 ha temporaire