Une enquête Ifop pour Darwin Nutrition révèle, malgré un usage encore embryonnaire, un potentiel d’adoption important des traitements analogues du GLP-1, prescrits notamment pour favoriser la perte de poids chez les personnes souffrant d’obésité sévère, et remboursés à ce titre par l’Assurance maladie depuis le 15 juin. Réalisée en ligne du 17 au 21 mai auprès de 3 004 adultes représentatifs de la population française, l’étude indique que 4 % ont déjà utilisé un médicament contre l’obésité et que 2 % en utilisent actuellement. Aux États-Unis, ces proportions atteignent respectivement 15 % et 11 %. La France peut-elle aller plus loin ? En tous les cas, 18 % des personnes interrogées déclarent qu’elles pourraient prendre des médicaments GLP-1 pour perdre du poids. En y ajoutant les usagers actuels, la consommation potentielle pourrait atteindre jusqu’à 19 % de la population, soit près de dix millions d'adultes.
Les personnes se déclarant intéressées sont plus jeunes que la population d'usagers : l'intérêt pour ce traitement culmine chez les femmes de 35-49 ans (28 %). « Ce que photographie cette enquête, c'est un pays où le potentiel d'adoption est considérable, mais où l'usage reste encore fortement contenu par trois freins très concrets : le prix, l'accès sur ordonnance et l'acceptabilité sociale de ces traitements », précise l’lfop dans une note d’analyse. Selon l’entreprise, « la France de mai 2026 ressemble aux États-Unis de 2023 : le même réservoir de candidats, mais la conversion n'a pas eu lieu ». Et de préciser que cette enquête de terrain a été réalisée un mois avant l’entrée en vigueur du remboursement : il constitue donc le point zéro d’une série qu’il faudra reconduire pour mesurer, cette fois, ce que devient un réservoir « quand on lui ouvre les vannes ».
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JJ