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Meunerie Contestation de Soufflet sur l’entrée de Bakri dans les Grands moulins de Strasbourg

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Président du conseil de surveillance de Soufflet, Michel Soufflet a décidé de donner sa démission du conseil d’administration des Grands moulins de Strasbourg. En cause : la décision de ce dernier de faire entrer dans son capital le groupe Bakri, du nom de l’homme d’affaires libanais Imad Bakri. Soufflet possède 29,6% des Grands Moulins de Strasbourg, le solde étant détenu par la famille Leary. Les Grands moulins souhaiteraient faire entrer le groupe à hauteur de 49% au bout des trois ans, pour un montant de 18,5 millions d’euros, afin de financer son développement à l’international, notamment en Afrique. Alors que le pdg du troisième meunier français, Bertrand Leary, assure que ce nouvel investisseur devrait rester minoritaire, Michel Soufflet ne l’entend pas de cette manière et y voit une future prise de contrôle totale, sans passer par une offre publique d’achat. Le groupe veut demander à la cour d’appel de Paris d’annuler la décision de l’Autorité des marchés financiers de donner une dérogation à Bertrand Leary à l’obligation de lancer une OPA. Soufflet attend l’arbitrage de la cour d’appel qui devrait rendre sa décision le 13 mai 2008. Si Soufflet dénonce la méthode employée par Bertrand Leary, les craintes se multiplient sur l’entrée de l’homme d’affaires Imad Bakri. Certains hebdomadaires évoquent l’opacité du groupe Bakri et les différentes opérations menées par l’homme d’affaires en Afrique. Matignon suivrait l’affaire de près, selon Paris-Match.