Par ailleurs, l’assemblée générale de Nestlé a offert, comme chaque année, un terrain à la contestation de la part des délégués syndicaux de Perrier, filiale de Nestlé Waters, et des Verreries du Languedoc. « Nous voulons bien discuter, mais nous refusons la cogestion », a déclaré Carlo Donati, directeur général de Nestlé Waters, partisan d’un « dialogue constructif». Il a déploré le « terrible manque de productivité » de l’entreprise, qui produit seulement 600 000 bouteilles par an par salarié, contre 1,8 million chez San Pellegrino voire 2 millions dans certaines entreprises aux Etats-Unis. « Il faut respecter l’actionnariat qui a beaucoup investi dans Perrier », a-t-il ajouté, en précisant que des discussions sur une délocalisation étaient légitimes en cas de productivité aussi basse. Concernant les Verreries du Languedoc, qui fournissent en bouteilles de verre les usines Perrier, le d.g. de Nestlé Waters a relevé que les salaires y étaient de 30 % supérieurs à la moyenne. En outre, a ajouté Carlo Donati, fabriquer des bouteilles en PET plutôt qu’en verre correspondait à une demande des consommateurs, en réponse au délégué syndical qui avait déclaré à la tribune de l’AG que le recours au PET mettait l’activité de la Verrerie en danger, et pouvait conduire à « une désertification du Languedoc-Roussillon ».
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