Les projets agricoles et agroforestiers restent minoritaires sur le marché volontaire des crédits carbone en France, avec 7 % des volumes vendus en 2025, mais représentent 19 % de sa valeur, peut-on lire dans un état des lieux publié fin août par l’initiative Info contribution carbone, soutenue par l’Ademe. Leur prix moyen atteint 34,6 €/t, contre 12,06 €/t pour l’ensemble du marché. « Ceci apparaît cohérent avec l’attractivité croissante […] des projets ancrés localement et porteurs de co-bénéfices pour les territoires », souligne Info contribution carbone. Plus largement, le marché volontaire français a enregistré un repli modéré en 2025, avec près de 8 millions de tonnes (Mt) équivalent CO2 vendues, soit 4 % de moins qu’en 2024. La baisse reste toutefois bien inférieure à celle observée l’an dernier (- 34 %). En valeur, le recul atteint 10 %, pour s’établir à environ 96,4 millions d’euros. Le marché reste dominé par les standards internationaux : Verra reste le principal, avec 45 % des volumes échangés, tandis que Gold Standard opère un net redressement (23 % contre 12 %), porté par une reprise de son activité après la révision de certaines de ses méthodologies.
Le Label bas-carbone (LBC) conserve une place stable en volume, à 17 %, mais se distingue par sa forte valorisation : il représente désormais 46 % de la valeur totale du marché observé dans l’enquête, pour un prix moyen en légère hausse autour de 33 €/t. Les trois quarts des opérateurs interrogés estiment que le marché évolue « dans le bon sens » en matière d’efficacité climatique, mais appellent à renforcement du cadre réglementaire grâce notamment au cadre européen de certification des absorptions de carbone (CRCF).
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JJ