La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution a souhaité, dans un communiqué, « rétablir les faits », dit-elle, face aux reproches qui lui sont adressés par les producteurs de porcs. Dans un premier point consacré à l’information du consommateur, elle met l’accent sur les efforts qu’elle réalise en faveur du logo Viande porcine française (VPF). « Les distributeurs sont pratiquement les seuls, contrairement aux marques industrielles, à développer (cette ) identité… qui a été généralisée depuis février 2003 sur la viande fraîche et le jambon marque de distributeur », affirme la FCD. À propos des actions de promotion, et alors qu’elles se voient accusées aujourd’hui de brader les prix, les enseignes « s’efforcent de faire des offres attractives pour les clients », fait valoir la Fédération. Et de rappeler que les promotions font l’objet « d’un travail commun entre les acteurs de l’interprofession ».
Sur les prix à la production, elle argue que la rémunération du producteur est directement liée au prix du cadran, « qui ne dépend en aucun cas des commerçants mais de l’équilibre des marchés industriels européens ». Selon elle, les commerçants se contentent de répercuter « à la hausse comme à la baisse » toute évolution du prix du cadran dans leurs prix d’achats. Rappelant que la distribution s’est battue pour la création de l’interprofession Inaporc, elle appelle chacun à « jouer son rôle, y compris les abatteurs et les industriels, toute action de désinformation ou de violence ne faisant qu’aggraver les choses ».
Enfin, histoire sans doute de bien remettre les pendules à l’heure, la FCD achève son communiqué en détaillant, chiffres de l’Ofival à l’appui, la répartition des débouchés de la production française : 15 % dans les rayons boucherie des GMS, 50 % dans l’industrie charcutière, 5 % dans la restauration et 30 % à l'exportation.