L’élevage de lapin a plutôt bien résisté à la première vague de chaleur, selon l’interprofession. Questionné le 6 juillet sur les mortalités enregistrées, Anaël Roussel, chargé de mission au Clipp, a répondu le 8 juillet que « les impacts ont été globalement maîtrisés dans la plupart des élevages et des régions ». Si les professionnels restent « attentifs, aucun évènement marquant n’est signalé dans la majorité des cas ». Les plus de 500 élevages français de lapins sont majoritairement dans le Grand-Ouest qui a suffoqué sous le dôme de chaleur de la fin juin, la Vendée fournissant 25 % de la production nationale. Le président du comité, Frédéric Blot, a vanté le 9 juillet de l’efficacité du « cooling » (évaporation d’eau sur des parois alvéolées sous extraction d’air), qui a bien protégé les cheptels reproducteurs et plus généralement l’élevage dans les zones sujettes aux coups de chaleur.
Une éleveuse de la Sarthe a expliqué à des journalistes en visite le 26 juin qu’elle avait récemment équipé son bâtiment de naissage (400 lapines) et celui qui abrite des parcs d’engraissement. « Sans quoi j’aurais eu un tiers de perte », évaluait-elle. S’occupant à temps partiel de ces lapins (en plus de poulets), elle veillait aussi de près à l’abreuvement de ces animaux et les nourrissait aux heures les moins chaudes. Une huile essentielle était diffusée pour faciliter la respiration, car le lapin ne transpire pas pour abaisser sa température. « De façon générale, la canicule a eu des forts effets sur les élevages non équipés en cooling ou équipés d’une brumisation qui était insuffisante face aux fortes chaleurs », estime le président du Clipp. Il ne peut donner la proportion d’éleveurs correctement équipés, mais sait qu’elle est plus faible en Bretagne.
SC