Questionné par Agra Presse le 16 novembre sur le développement de la sous-traitance et de la délégation intégrale des travaux agricoles, le ministre de l’Agriculture a répondu qu’il s'« interroge » sur ce phénomène, ainsi que sur le développement de certaines formes sociétaires. Lors de la remise des prix de l’Afja (journalisme agricole), Marc Fesneau a exposé plusieurs motifs d’inquiétude face au développement de la sous-traitance : d’abord la qualité des travaux effectués, évoquant des cas de moissons de blé tardives ; « l’intensité de la main-d’œuvre », potentiellement plus faible ; et la gouvernance de ces sociétés. « Je veux savoir qui est le donneur d’ordres », a-t-il plaidé, avant de mettre en garde contre l’hypothèse d’un « système pyramidal, avec des donneurs d’ordres sur plusieurs milliers d’hectares » qui pourraient passer sous pavillon étranger. Le ministre a plus généralement opposé l’idée de poser « la sous-traitance comme modèle » à celle de défendre la Ferme France comme un « modèle particulier, plutôt familial ». D’après une extraction des données du recensement agricole 2020 effectuée par le service statistique du ministère de l’Agriculture pour Agra Presse, 7 % des exploitations françaises délèguent intégralement leurs travaux agricoles.
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