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Coopératives/Résultats Delpeyrat dope l’activité de Maïsadour

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Regroupant 8 000 adhérents, le groupe coopératif Maïsadour a enregistré un bon exercice 2006-2007, notamment grâce à l’intégration de la société Campofrio Montagne Noire dans le périmètre du groupe Delpeyrat. Son pôle transformation et produits du terroir a ainsi représenté 37% du chiffre d’affaires global contre 31 % l’année dernière. Le groupe du sud-ouest ambitionne de développer cette activité pour qu’elle représente 50% des ventes de Maïsadour d’ici 2 à 3 ans.

Lors de son exercice 2006-2007, le groupe coopératif Maïsadour a réalisé un chiffre d’affaires de 709 millions d’euros, en progression de 92 millions d’euros par rapport à son exercice précédent. « Une évolution qui s’explique pour moitié par le développement interne de l’activité et pour l’autre moitié par l’entrée, au 1 er janvier 2007, de Campofrio Montagne Noire dans le périmètre du groupe », indique Maïsadour. Son résultat consolidé s’élève à 10,7 millions d’euros, contre 6,3 M EUR un an plus tôt, pour une marge brute d’autofinancement de 32 millions d’euros (4,6% du chiffre d’affaires). Le pôle transformation a ainsi pris de l’ampleur dans Maïsadour grâce à l’intégration de Campofrio Montagne Noire au sein de Delpeyrat Cf Agra alimentation n°1960 du 01/02/2007 page 20. C’est d’ailleurs ce pôle que le groupe coopératif souhaite développer sur les deux à trois ans à venir pour qu’il représente 50 % de son chiffre d’affaires global, contre 37% sur 2006-2007 et 31% un an plus tôt.

Désormais spécialisé dans le foie gras, le traiteur et la charcuterie, le groupe Delpeyrat a enregistré un chiffre d’affaires de 255 millions d’euros, contre 185 M EUR un an plus tôt. Son résultat net a atteint 4,5 M EUR, contre 3,6 M en 2005-2006. « Ces résultats comprennent une croissance organique de l’ordre de 12 % et l’absorption d’une partie de la perte nette de Campofrio Montagne Noire de 1 M EUR sur six mois d’intégration. Notre bénéfice net aurait atteint 5,5 M EUR sans les pertes de Montagne Noire », précise Thierry Blandinières, directeur général adjoint de Maïsadour et futur directeur général au 1 er janvier 2008.

La Chine comme cible

Pour atteindre ses objectifs, le nouveau groupe Delpeyrat mise autant sur la croissance interne de ses trois pôles que sur de futures croissances externes en France comme à l’étranger, et notamment en Espagne et en Chine. Depuis le début de l’année, Delpeyrat travaille particulièrement à la restructuration de l’ensemble de ses trois pôles. « Nous avons mis en place une logique de mutualisation entre la R&D, le marketing, la communication et la logistique qui va permettre de générer des économies d’échelle de l’ordre de 1 million d’euros », indique Thierry Blandinières. Depuis trois semaines environ, le jambon de Bayonne Campofrio-Montagne Noire est passé sous la marque Delpeyrat. Quant à l’activité de saucisson sec, le groupe a décidé de conserver la marque Montagne Noire sur la gamme Label Rouge. « Nous hésitions à garder l’offre de Label rouge car le cahier des charges s’étant durci, les coûts de cette production ont augmenté de 20 %. Nous conservons cette offre mais la valorisons sur le packaging pour que le consommateur comprenne la différence de prix », précise le futur directeur général. Ces actions devraient permettre de « retrouver de la rentabilité sur l’exercice en cours sur le segment de la charcuterie ». « Nous serons à l’équilibre sur notre exercice 2007-2008 sur le segment charcuterie, mais devrions dégager un résultat net de l’ordre de 2 à 2,5 % du chiffre d’affaires sur l’exercice 2008-2009 », indique Thierry Blandinières.

Le groupe Delpeyrat pourrait également effectuer des acquisitions dans ces trois secteurs clés, et notamment en Chine dans le domaine du foie gras. « Nous avons un partenariat en Chine depuis longtemps avec un bureau de représentation. Nous sommes toujours dans ce processus mais nous avons acquis une bonne expérience sur place, facilitant un développement futur le jour où il y aura une réelle opportunité », note-t-il. Dans le domaine de la charcuterie, Delpeyrat restera «franco-français». Jusqu’à présent, le pôle transformation de Maïsadour réalise 10 % de ses ventes de foie gras à l’export et souhaiterait atteindre 15 % sur l’ensemble de ses segments d’ici trois ans.