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Vins Des champagnes à prix cassés en GMS

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La crise aidant, la guerre des prix gagne le champagne vendu dans les magasins Carrefour ou Leclerc ou même chez un caviste comme Nicolas, avec des remises allant jusqu’à 30%. « Le champagne qui était à 13 euros l’an passé ou il y a deux ans, vaut aujourd’hui 10 euros », explique tel acheteur de chez Leclerc : « On a même des bouteilles à 8,50 euros », voire « 5,30 euros » grâce à une réduction supplémentaire à la caisse. Une évolution totalement à contre-courant des années précédentes, quand les prix du champagne explosaient à des niveaux record, en misant sur le haut de gamme.
Mais avec la crise, les ventes se sont brutalement écroulées à l’export, parfois de 30% voire 60% sur certains marchés (Etats-Unis, Grande-Bretagne). Sur l’ensemble de l’année, la baisse devrait avoisiner « les 12% », selon le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC). Les prix moyens ont suivi le mouvement, pour afficher un recul de « 6 à 7% à la fin du premier semestre », selon Daniel Lorson, porte-parole du CIVC.
En effet, les négociants avaient accumulé trop de stocks ces dernières années et se sont mis à les écouler, tant à Tokyo qu’à New York. « Actuellement, la tendance est au low cost », constate Daniel Lorson, et Laurent-Perrier par exemple sent « une demande supérieure en Jeanmaire », sa marque d’entrée de gamme. En fait, « les Champenois ont besoin de cash pour payer leur raisin », au point de vendre des bouteilles à moins de 10 euros, soit pas loin de leur prix de revient. Mais, certains pensent que le pire est passé et notent des premiers frémissements sur les marchés étrangers. En attendant, le consommateur peut profiter de prix bas pour de bons produits, les bouteilles vendues provenant de stocks plus anciens que d’ordinaire.