La contestation des CVO n’est pas l’apanage des agriculteurs ou de leurs syndicats. A la lecture des décisions du Conseil d’Etat, on se voit rappelé que la coopérative bretonne Cooperl s’est opposée au versement des cotisations à l’interprofession Inaporc ; la SNC Doux élevage et la coopérative UKL Arrée se battent contre les CVO à verser à l’interprofession de la dinde, le Cidef ; l’Association des producteurs de lait indépendants (APLI) défend ses adhérents qui refusent de payer les CVO à l’interprofession laitière ; la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a attaqué celles réclamées par l’interprofession de l’horticulture et du paysage Val’hor. Idem pour le Syndicat des moulins privés contre l’interprofession de l’huile d’olive, l’Afidol. L’entreprise viticole Grands Chais de France n’a pas caché dans une interview au Paysan du Midi en 2008 qu’elle ne payait aucune cotisation aux trois interprofessions régionales (InterOc, CIVL et CIVR). Il ne s’agit là que des principales réactions. Derrière ces refus apparaissent plusieurs griefs : coûts élevés, manque de transparences des comptes, interprofession non représentatives de l’ensemble des contributeurs, désaccord sur les décisions prises… Des arguments que certains ont tenté de faire valoir mais qui ne constituaient pas des entorses au droit au regard de la justice.
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