Les relations tendues entre le groupe régional et son franchiseur, reconnues à demi-mot par les deux partenaires depuis plusieurs mois, apparaissent au grand jour. Bertrand de Montesquiou, président de Guyenne et Gascogne, a reconnu devant ses actionnaires lors de la dernière assemblée générale que les termes du contrat de franchise avec Carrefour faisaient l’objet d’un conflit larvé depuis deux ou trois ans. Le directeur général, Jean Boutsoque, a confirmé l’existence de négociations « cordiales, mais viriles ». En cause : les conditions d’achat. Guyenne & Gascogne estime, en effet, que Carrefour ne lui répercute pas l’ensemble des conditions obtenues et conteste, en outre, le droit du franchiseur d’opérer des prélèvements non prévus dans le contrat. Prélèvement que Carrefour juge légitime pour compenser certains frais généraux auxquels son franchisé ne participerait pas. Le groupe régional cherche en tout cas à renégocier les termes de son contrat. Bernard de Montesquiou a conclu en rappelant que Carrefour n’avait « aucun contrôle implicite sur Guyenne et Gascogne ni d’éventuels droits de préemption».
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